
Les « Frances anglaises » (1259-1558) : individus, réseaux, institutions, écritures
23 mai 2026 · 9h00 – 27 mai 2026 · 18h00
ARGUMENT
Ce colloque propose de repenser le concept de « France anglaise » en le déclinant au pluriel, afin de mieux rendre compte de la diversité des formes de présence et de pouvoir anglais en France entre 1259 et 1558. Plutôt qu’un ensemble homogène, il s’agira d’explorer la multiplicité des situations, des cadres institutionnels et des expériences vécues « entre deux rois », ainsi que la manière dont elles ont été écrites, représentées et interprétées dans les sources.
Même si la Normandie occupera une place de choix, l’approche adoptée sera comparative, confrontant différentes régions et périodes pour analyser les similitudes et singularités des « Frances anglaises ». Elle vise à dépasser les cadres nationaux et les lectures téléologiques pour saisir, au plus près des acteurs, la complexité des relations entre les deux royaumes. En privilégiant une perspective ascendante, le colloque s’intéressera aux individus et aux communautés confrontés aux structures du pouvoir, mais aussi aux manières de s’y adapter, de les négocier ou de les contester. Une attention particulière sera aussi portée à la construction historique et narrative de ces espaces, à travers les chroniques, annales et documents qui ont façonné leur mémoire et leur légitimité.
Une vingtaine d’intervenants et intervenantes, mêlant jeunes chercheurs et chercheurs confirmés, croiseront leurs analyses au fil de communications, d’échanges collectifs et d’une table ronde. Les auditeurs, intéressés par les relations entre l’Angleterre et la Normandie sont les bienvenus à cette rencontre.
L’après-midi du samedi 23 mai sera consacrée à une visite du château de Caen réaménagé après deux ans de travaux.
Programme
Voir le programme provisoire sur le site de Cerisy-la-Salle
Organisateur :
Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (CRAHAM, UMR 6273)
Lieu :
Coordination
- F. Paquet (UMR Craham · Unicaen)
- R. Ambühl (Université de Southampton)
